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La peur est le pire ennemi du progrès de l'homme. Elle nous permet de vivre longtemps mais dans l'immobilisme

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Comores: Cas de conscience pour le journal Alwatwan!

Publié le 18/04/2014 à 20:02 par dafinemkomori
Comores: Cas de conscience pour le journal Alwatwan!
Hommage et honneur au journaliste Kamardine Soulé
 

Cet hommage est une déclaration publique de reconnaissance de son article du 24 mars publié dans face book, dans lequel il avait écrit ceci : « je suis tombé des nues en lisant le rapport de travaux de la commission des finances de l’Assemblée de l'Union sur la loi des communications électroniques, voté lundi 17 mars dernier par les députés comoriens.
 
A la lecture de ce rapport, j’ai trouvé dans deux passages l’acronyme ARCEP en lieu et place de l’ANRTIC. L’ARCEP est l’autorité française de régulation des communications électroniques. Tandis que l’ANRTIC est l’autorité, comorienne, de régulation des Technologies de l’information et des communications. On peut lire: selon l'article 72.1, "le titulaire es tenu de mettre à disposition de l’ARCEP des informations financières, techniques et commerciaux nécessaires pour s’assurer du respect des obligations […]"; ou encore l'article72.2, "en particulier, le titulaire s’engage, à communiquer à l’ARCEP des charges de la licence". Comment expliquer une telle bévue? A l’assemblée et du côté du gouvernement, on me répond en chœur qu’il s’agit juste d’une "bourde".

Le résultat étant que nos élus se sont ressaisis et une relecture de la loi relative aux communications électroniques sera effectuée dans la session ordinaire en cours. Pas plus tard qu’hier, la commission des finances de l’Assemblée s’est réunie et à procéder aux modifications des « incongruités » relevées publiquement par Kamardine Soule. Le comble étant que son article " programmé dans l’édition d’Alwatwan N°2393 a été censuré ". Hommage et honneur au journaliste Kamardine Soule et véritable cas de conscience pour le journal Alwatwan!

Pour ne pas passer pour un donneur de leçon, ce qui irrite beaucoup ma sœur Tawlas, je citerai volontiers Ana Mercedes GOMEZ directrice d’un journal colombien : « le journaliste est la conscience morale de l’opinion publique et de la société civile. Il expose des faits susceptibles d’aider le public à accéder à la vérité. Il contraint ainsi les autorités politiques à la transparence. N’oublions jamais que la raison d’être du journaliste est la quête de la vérité. Il est en droit de dénoncer mais doit disposer de preuves irréfutables : c’est ainsi, notamment, qu’il aide à construire ou à renforcer la démocratie ». Merci Kamardine !

    
 
 

Comores: Payera ou pas sans l'argent des Passeports?

Publié le 18/04/2014 à 19:54 par dafinemkomori

 

 

Les agents de l’Etat toujours attendent leur toujours salaire de mars


 

 

 

Les quelque 13000 agents de l’Etat attendent impatiemment le paiement de leur salaire du mois de Mars. Jusqu’au jeudi 16 avril, aucun versement n’a été effectué. Beaucoup de gens se posent des questions sur ce retard.

Depuis 2008, sous le régime de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, les fonctionnaires de l’Etat sont payés régulièrement, grâce au mécanisme sécurisé de virement à la Banque postale. Un acquis préservé par son successeur Ikililou Dhoinine, dont le gouvernement tente, tant bien que mal, de pérenniser. Mais force est de constater, que nous sommes à la mi-avril, et le mois de Mars n’est pas versé. Le mécanisme de la régularité des salaires serait-il tombé en panne pour des raisons qu’on ignore ?

Interrogé par La Gazette / HZK-Presse, le directeur de la fonction publique assure que son administration a fait son travail dans les délais. « Nous avons envoyé les états de salaire du mois de Mars depuis le 20 mars dernier. S’il y a un retard, ce n’est pas à notre niveau », déclare Cheikh Allaoui, le directeur de la fonction publique. A en croire le patron de la FOP, la direction du budget et le service financier du trésor sont les seuls à pouvoir donner la réponse concernant ce retard. La Gazette des Comores a essayé de joindre le directeur du budget en vain.

Dans les rues et les places publiques, on ne parle que du retard du paiement des salaires de Mars des agents de l’Etat. Habitués à recevoir leur paie dès la première semaine du mois suivant, les fonctionnaires se trouvent toujours dans l’attente. Les caisses de l’Etat seraient-elles vides ? Non, répondent la plupart des gens interrogés à ce sujet. La majorité de ces personnes ne vont pas plus loin mais indexent les voyages incessants des ministres.

« Nous sommes là désespérément à attendre le paiement du mois de mars et on apprend que les ministres sautent d’un avion à un autre. Comment va-t-on être payé », lance un fonctionnaire. Il ajoute que « il y a toujours de l’argent pour payer les voyages touristiques des ministres, mais jamais assez pour payer les salaires des agents de l’Etat. C’est injuste ». Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, les guichets de la Société Nationale des Postes et des Services Financiers fonctionnait au ralenti. Pas de file d’attente, ni bousculade. Signe que les fonctionnaires doivent prendre leur mal en patience…

 

Mohamed Youssouf - LGZT

Comores: Abou Achirafi brille comme un sou neuf!

Publié le 16/04/2014 à 13:07 par dafinemkomori
Comores: Abou Achirafi brille comme un sou neuf!

  Abou Achirafi Ali est libre de voyager!

 


Depuis samedi 12 avril, Abou Achirafi Ali est libre de quitter l’île de Ngazidja. La chambre d’accusation vient de lever «momentanément» cette mesure qui visait l’ex-directeur national de la sûreté du territoire (Dnst), poursuivi pour détournement de deniers publics pour vente illégale de passeports comoriens à des étrangers.

Son avocat, Me Mchindra Abdallah, a soutenu que pour des raisons médicales, «la chambre d’accusation a accordé à mon client la possibilité de se rendre à l’étranger afin de pouvoir aller se soigner. Mon client a trois mois pour aller se soigner. Au terme de cette durée de trois mois, Abou Achirafi Ali reprendra les mesures de contrôle judiciaire telles que cela a été fixée par les règles qui définissaient sa liberté provisoire».

La liberté provisoire sous caution de huit millions accordée à Abou Achirafi Ali, le 11 mars dernier, était assortie d’une mesure de contrôle judiciaire lui interdisant de quitter l’île de Ngazidja sans l’autorisation du juge d’instruction.

L’ex-patron de la Dnst avait aussi obligation de déposer ses documents de voyage au cabinet du juge d’instruction et de s’y présenter tous les samedis. Il a été admis que la caution de huit millions de francs devrait être payée en deux tranches, quatre millions à la sortie et les quatre millions restant dans un mois, mais cette dernière tranche n’aurait pas été versée.

Selon Me Mchinda Abdallah, une demande de rééchelonnement de la durée de payement a été adressée à la chambre d’accusation. «Nous attendons la réponse de la chambre d’accusation suite à cette demande», a confié l’avocat.

La plupart des prévenus dans cette affaire, dont le préjudice a été estimé par le parquet de la République à 2,1 milliards de francs, se trouvent en liberté. En effet, Laila Youssouf, épouse et ancienne collaboratrice de l’ex-patron de la Dnst, en liberté provisoire depuis le 4 décembre, est aussi concerné. «La chambre d’accusation vient également de lever la mesure qui lui interdisait de quitter le territoire», a informé Me Mchinda Abdallah. Elle a aussi ordonné la liberté provisoire de Nadia Attoumani.

Seule Housnati Ismaël est détenue à l’hôpital El-Maarouf de Moroni, pour des raisons de santé. L’ancien ambassadeur des Comores à Abu-Dhabi cité dans ce dossier, Zoubeir Ahmed Soufiane, est toujours à l’étranger mais aucun mandat d’arrêt international n’a pas été émis à son encontre.



Mm  - Alwatwan

Comores: le Consensus Historique de 2014

Publié le 15/04/2014 à 10:44 par dafinemkomori

 

 

« Rebâtir l’Etat pour sauver la nation »


 

 

 

La refondation d’un Etat viable et prospère telle est en résumé la conclusion que l’on peut tirer des assises du mouvement de Consensus Historique qui vient de baisser le rideau samedi dernier après trois jours de réflexion sur le diagnostic, et les recommandations pour un nouveau départ, 13 ans après l’adoption de l’actuelle constitution de l’Union des Comores. Un communiqué de 8 pages a été remis au chef de l’Etat, nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

 

C’est dans un amphithéâtre du Palais du Peuple archicomble que les 28 mouvements et partis politiques et organisations de la société civile ont remis officiellement au chef de l’Etat par le biais du gouverneur de Ngazidja, le communiqué des Assises sur le mouvement de consensus historique initié par la formation politique Mouroua. Des assises au cours desquelles les parties prenantes ont animé durant « trois jours d’intense activité de réflexion et de débats francs et riches », selon Ahmed Jaffar porte parole de ces assises nationales.

Le cadre constitutionnel, la gouvernance économique, l’unité nationale et intégrité territoriale et autres considérations générale ont été passés au crible par les représentants des gouverneurs des îles, l’émissaire spécial du chef de l’Etat, les hommes et les femmes des formations et mouvements politiques nationaux ainsi que ceux des organisations de la société civile. Il était question dans ce communiqué lu par ce directeur de cabinet du gouvernorat de Ndzouani de contribuer entre autre à tout faire pour prévenir les conflits stériles, d’un examen approprié et urgent du découpage électoral pour qu’il soit plus équitable et qu’il traduise mieux la représentation démocratique des régions, d’abolition des primaires dans l’île concernée par les primaires, des auditions de certains hauts fonctionnaires par l’Assemblée, de la création d’un secrétariat d’Etat chargé de la question de Mayotte et de tenir des assises nationales sur le séparatisme en vue d’une réconciliation nationale.

En recevant au nom du chef de l’Etat le communiqué des assises des mains de l’ancien ministre des affaires étrangères, le gouverneur Mouigni Baraka Said Soilih tout en adhérant à l’initiative de ce consensus tente d’apparaitre pragmatique quant à l’application des recommandations de ces assises, selon lui il faut s’armer de patience car des obstacles juridiques ou tout simplement techniques pourraient se dresser sur le passage. Et le locataire du palais de Mrodjou de préconiser un nouveau départ car le pays atteint l’âge où l’erreur est impardonnable.

Prenant la parole au nom du présidium, Ali Bazi Selim tout en louant l’initiative regrette une identité nationale en perte, engloutie par les considérations insulaires, une menace dangereuse pour la nation. « Vous n’êtes pas anjouanais, vous êtes un comorien qui réside à Anjouan, vous n’êtes pas grand comorien, vous êtes grand comorien qui réside à la Grande Comore, vous n’êtes pas mohélien, vous êtes un comorien qui réside à Mohéli, vous n’êtes pas maorais, vous êtes un comorien qui vie à Mayotte », a-t-il martelé sous une pluie d’applaudissements de l’assistance.

Ce symbole de l’indépendance qui pense que le temps est venu d’impulser le pays sur les rails du développement. A l’entendre ce sont les hommes qui fondent l’Etat et « nous les avons », a-t-il dit. Pour lui, il faut faire appel à toutes les bonnes volontés pour rebâtir un Etat viable et prospère. Car la solution n’est pas l’exile en France, cette dernière selon lui est prise par ses propres crises, « il faut s’attendre qu’un jour les comoriens seront expulsés de ce pays,

comme cela été le cas de Madagascar », a-t-il fait savoir. Et Mouigni Baraka de conclure que « le pays est à nous tous et qu’il attend les efforts de tous le monde ».

Maoulida Mbaé - LGZT

International: Crimée - Mayotte; Russie et la France !

Publié le 14/04/2014 à 19:03 par dafinemkomori

 

Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangèresSergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères | REUTERS/SERGEI KARPUKHIN

 

 

Ukraine : Mayotte brandie en exemple par Moscou

 

 
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision Rossiya 1, publiée vendredi 11 avril sur le site du ministère des affaires étrangères russe, le ministre Sergueï Lavrov s'applique à justifier l'annexion de la Crimée et ses pressions sur l'est de l'Ukraine en s'appuyant sur un précédent français.

 

M. Lavrov évoque plus précisément le cas de Mayotte. L'île, aujourd'hui un département français, faisait partie des Comores, colonie française jusqu'au référendum de 1974, qui a vu l'archipel situé à l'est de l'Afrique voter massivement en faveur de son indépendance de la métropole. A l'exception notable des Mahorais, qui souhaitaient eux rester dans le giron de Paris.

Le gouvernement français, à rebours de l'Organisation des Nations unies et des autorités comoriennes, a alors choisi de prendre en compte ce référendum île par île, permettant à Mayotte de demeurer française. L'ONU n'a jamais entériné ce vote. « Contrairement à de nombreuses décisions de l'ONU, qui a condamné cette approche, Mayotte est désormais membre à part entière de la République française », explique M. Lavrov. « Il est intéressant de voir qu'aucune sanction commerciale ou politique n'a été prise », poursuit le journaliste russe, approuvé par le ministre.

COMPARAISON N'EST PAS RAISON

Cette comparaison, très hasardeuse tant les situations entre l'Ukraine de 2014 et les Comores des années 1970 sont différentes. La Crimée était une région d'un Etat souverain, l'Ukraine, quand les Comores étaient alors une colonie française.

Le référendum du 16 mars en Crimée, qui légitime aux yeux de Moscou le rattachement de la péninsule à la Russie, a été organisé en 10 jours, sans possibilité d'opposition, alors que l'armée russe occupait la péninsule.

De plus, ce précédent fait écho aux pressions de Moscou visant désormais à soustraire les régions russophones de l'est de l'Ukraine à l'autorité de Kiev, sous couvert de « fédéralisme ». Ainsi, à Donetsk, des manifestants prorusses retranchés depuis le 6 avril au siège de l'administration régionale demandent un référendum d'autodétermination de leur région.

Lire : Le fédéralisme, cheval de Troie de la stratégie russe en Ukraine

Une autonomisation des régions ukrainiennes permettrait, selon des voix de plus en plus insistantes en Russie, de surmonter la crise que traverse actuellement le pays. A la mi-mars, Moscou avait même posé comme condition cruciale d'une sortie de crise l'adoption d'une Constitution fédérale élargissant les pouvoirs conférés aux régions. Mais ce fédéralisme est un cheval de Troie des ambitions russes en Ukraine, écrivait alors l'envoyé spécial du Monde en Ukraine Piotr Smolar :

« Fédéralisme : le mot paraît innocent et civilisé. Il porte pourtant une charge explosive. Sa visée : empêcher tout pilotage politique du pays ne convenant pas aux intérêts du Kremlin. »
 

Comores: Le Code Electoral est adapté !

Publié le 14/04/2014 à 18:42 par dafinemkomori
Comores: Le Code Electoral est adapté !

La loi relative au code électoral adoptée sans forcing


 

 

La loi relative au code électoral est adoptée à l’unanimité au cours d’une séance plénière samedi dernier. Seul l’article 182 sur les conditions d’éligibilité des conseillers des îles a été amandée. Désormais la contrainte d’un « Bac plus » est enlevée pour ceux qui veulent concourir aux suffrages de leurs électeurs au niveau des conseillers des îles. Par contre celle sur l’éligibilité du chef de l’Etat est renvoyée en commission pour raison de délais.

 

Sans forcing, la loi relative au code électoral est adoptée par une majorité écrasante des députés. Quelques amendements et des aménagements ont été apportés sur la totalité des articles d’un document volumineux de 64 pages. Parmi les amendements adoptés, l’article 182 portant les conditions d’éligibilité des conseillers des îles. Une disposition liée au diplôme d’un « Bac plus » conditionnant entre autres exigences le dépôt de candidature, est vue comme un obstacle majeur pour le simple paysan ou pêcheur ou tout simplement un comorien lambda qui veut se présenter aux élections. Un article anti démocratie qui aurait conféré une coloration très élitiste d’un parlement insulaire socle de la démocratie.

Désormais il suffit aux potentiels candidats au siège de conseiller de l’île de résider depuis au moins 6 mois dans la circonscription électorale où il veut concourir, parler et écrire au moins une langue officielle et s’acquitter d’une caution de 250.000 fcs. Des conditions jugées moins contraignantes par l’ensemble des élus. Autres amendements majeurs, sont les dispositions pénales, une peine de prison quoi que légère et une amande lourde allant de 50000 à 500000 fc pour celui ou celle qui aura obtenu ou tenté d’obtenir plus qu’une seule inscription ou tenté de voter en profitant d’une inscription sur une liste réprimée par la loi ou quelqu’un qui aura fait inscrire ou tenter de faire inscrire lui-même ou par une tierce personne sur la liste électorale sous un faux nom, en dissimulant son âge.

Des pratiques malgré tout qui se font au su et vu de tout le monde, mais qui ne sont jamais réprimées par les tribunaux. Mais si cette loi portant nouveau code électoral est passée sans accroc, celle portant les conditions d’éligibilité du président de la République avait suscité des vagues chez certains députés qui ont traduit certaines dispositions comme des verrous contre une probable candidature aux primaires de 2016 de l’ancien Rais Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Une hypothèse rejetée par le député Abdou Salami Abdou rapporteur de la commission des lois de l’Assemblée. Pour lui cette loi était renvoyée en commission pour raison de délais. D’ailleurs il se félicite du renvoi qui a permis aux députés de bien cerner un projet de loi important pour l’avenir de la nation. Et lui de conclure que « de toutes façons une loi doit être impartiale ».

 

Maoulida Mbaé - LGZT

Comores: 55% d'électeurs pourraient ne pas voter !

Publié le 12/04/2014 à 11:08 par dafinemkomori

 

 

Des équipes sillonnent les localités de l’archipel

 

 

 

 

 

 

La deuxième phase de l’opération « Biométrisation du fichier électoral » a démarré dans les îles jusqu’au mois de mai. Environs 45% des 400.000 électeurs ont déjà été recensés à l’issue de la première phase de 2012.

 

Selon le ministère de l’Intérieur, 55% des électeurs comoriens n’ont pas encore été recensés. Interrogé par La Gazette des Comores, hier, le directeur national des opérations électorales, Mbae Toimimou, a affirmé que 57% des électeurs de Mohéli ont été enregistrés, 72% à Anjouan et 45% à Ngazidja.

La seconde phase a démarré il y a un mois et demi à Anjouan. Les équipes de Mohéli et Ngazidja sont déjà sur le terrain. L’opération devrait permettre de recenser plus de 400.000 électeurs comoriens et prendra fin au mois de mai, selon Mbae Toimimou.

Pour les autorités, la biométrie du fichier électoral devrait permettre de sécuriser davantage et garantir la réussite des processus électoraux à venir. Un changement radical a donc été opéré dans « la conception, l’enregistrement et la confection des cartes d’électeurs ».

« Un choix qui fait place à l’efficacité, à la transparence et la fiabilité », comme l’a déjà souligné Riad Meddeb, un haut fonctionnaire du PNUD. « Avec ce type de fichier électoral, les Comores disposeront enfin des moyens technologiques les plus efficaces, les plus robustes et les plus fiables qu’offre aujourd’hui, le marché dans ce domaine », avait-il déclaré.

Par ailleurs, une caravane de l’Etat civil sillonne les différentes localités de l’archipel pour permettre à ceux qui ne sont pas encore répertoriés dans l’état civil d’obtenir leur carte d’électeur et espérer accomplir leur droit de vote.

Des équipes sont composées, selon le directeur national des opérations électorales, Mbae Toimimou, de magistrats, médecins et de greffiers. Ils sont assistés par les préfets des régions.

 

Al-hamdi Abdillah Hamdi - LGZT

Comores : Place de la Libération d’Anjouan à Dzahadjou !

Publié le 11/04/2014 à 18:29 par dafinemkomori
Comores : Place de la Libération d’Anjouan à Dzahadjou !

 

Hambou a célébré la libération d’Anjouan à sa mesure

 

 

« L’Histoire est la mémoire collective des peuples. Ce peuple a le droit de se souvenir des moments forts qui enracinent ses valeurs et restaurent ses espérances ; ce peuple a le devoir également de célébrer ses héros, dans le respect des règles et lois de la république ». C’est avec ces illustres mots très piquants, puisque bien articulés que Saïd Mzé Dafiné  a fait son entrée par le discours marquant la commémoration de la libération d’Anjouan à Dzahadjou Hambou, ce 9 avril 2014.

 

Il était 16H tapantes quand Lahadji de Mbambani qui animait la cérémonie invita le jeune Fahour à la lecture du saint Coran après la Fatha. Un public très hétéroclite composé d’hommes et de femmes, plus de jeunes que  de personnes âgées a pris place à cette cérémonie organisée par la Région de Hambou et le village de Dzahadjou. Une cérémonie du peuple, puisque la présence des  autorités gouvernementales n’était pas bien sentie.  

« C’était un 9 avril qu’après le débarquement d’Anjouan tout le monde autorités et militaires sont venus  ici à Dzahadjou pour célébrer la réussite de cette opération. Nous nous en souvenons. C’était pareillement un mercredi». dira le grand notable Ahamada Soilihi de Mdjoiezi, étant le premier orateur de cet évènement.

 

L’ancien ministre Dafiné, conquiert le public!

Dans un langage très raffiné, Dafiné Saïd situa le contexte de l’évènement : « Ce pays a beaucoup souffert par le séparatisme, qui nous a mis tous à genoux. Espérons qu’elle sera un jour enterrée définitivement. Les Comores c’est quatre îles unifiées, bien que géographiquement morcelées ; d’aucuns s’appuient sans-complexes sur cet aspect insulaire pour en faire un fonds de commerce politique et s’accaparer du pouvoir par l’adage de diviser pour mieux régner ». 

De 1997 à 2001 puisque recadré par la Tournante jusqu’en 2008, Anjouan tenait en haleine le pays tout entier par le séparatisme qui a gravement perturbé le fonctionnement régulier de l’Etat ; d’après cet ancien ministre. Il parlera ensuite du bienfondé de l’histoire bien écrite d’un pays, sans dérives ni favoritisme ; du nécessaire encouragement aux héros nationaux pour permettre aux autres de s’en inspirer.

Qui aurait cru que Dafiné parlera un jour de bien pour Sambi ? Alors que sans complexe, il a loué les efforts qu’il a déployés avec son gouvernement de l’époque pour la libération d’Anjouan. Le public a été conquis par le long discours bien présenté de Dafiné, puisque contre toute attente, il ne s’est pas éternisé sur le Général Salimou. Ce dernier est présenté tout simplement comme le Chef d’Etat-major de l’armée, laquelle depuis l’intervention d’Anjouan a perdu le sobriquet de « Na yile yi lale » et est devenue une valeur nationale sûre. « Le Général SALIMOU n’est pas un héros de Dzahadjou Hambou, il est un héros national ; le devoir de mémoire doit s’appliquer à lui comme à tous les dignes fils de notre république » ; a-t-il déclaré, avant de demander à ce que les présumés séparatistes qui resteront toujours des frères, soient jugés avant de réintégrer la vie politique et sociale comoriennes ; après cette vérité, suivra alors une réconciliation méritée de tout le peuple comorien.

Il a fini son allocution en baptisant au nom du peuple, en signe d’unicité du pays la mémorable place publique de Dzahadjou ‘’ Place de la libération d’Anjouan’’.

 

Le Nord et le Sud de Ngazidja représentés!

Suivra ensuite Mme Bibi Mkouboi Hassane, de Wellah Mitsamiouli, représentante des femmes et issue du Mouvement de « Mrumshe Mgazidja ». Elle a vanté le contentement d’une mère qui a enfanté un héros et qui souhaiterait que les enfants des voisins en soient pareils pour la gloire de tout le pays.

Le poème mélodieux est bien rimé du jeune professeur Mchami, introduisait le moment le plus attendu de la cérémonie ; le Notable Politique Saïd Hassan Saïd Hachim. Dans son verbe légendaire et dans un long discours suivi religieusement par le public, il a rappelé les circonstances et les bienfaits de la libération d’Anjouan ; sa proposition publique pour la nomination de Salimou en tant que Général après l’exploit réussi et sa fierté d’avoir servi le pays sans le déshonorer ni le piller. A ce sujet, il fera d’ailleurs un appel à tous les jeunes de se retrouver pour récupérer les biens mal acquis des autorités voraces, qui ont fait du pays une vache à lait individuelle pour chacun. Il a pris pour cela l’initiative d’inviter en conclave chez lui plus de 500 jeunes pendant 2 à 3 jours pour en réfléchir des modalités.

La Fatha faite, la sourate « Yasin » psalmodiée, le public regagna chacun sa monture pour un retour au village après un évènement très riche en informations et en propositions. 

    

Ahamada A. Ibouroi depuis Hambou

   COMORES - KARIDJAPVENDZA

Comores: 4 Questions à Fahmi par Irchad !

Publié le 11/04/2014 à 18:12 par dafinemkomori
 

 

Michel Rocard a dit ilya une dizaine d’années qu’aux yeux du droit international, l’occupation de Mayotte est illégale !

 

MOI: M. le ministre bonsoir.

FSI:Bonsoir Irchad.

 

1_MOI: J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt la création duJ-Pec (jeunesse du PEC). Une idée ingénieuse et novatrice aux Comores. Je disbien aux Comores car chez nous la jeunesse a toujours été sacrifiée au profitde l’ainé, des Wadjombas ou même des notables. Je vous en félicite!

 

Mais concrètement de quoi s'agit-il? Une antichambre pourcanaliser une jeunesse en mal de militantisme et de leadership ou une réelledémocratie participative avec un mouvement de jeunes qui aura son mot à dire ausein du parti?

 

1_FSI: Le constat est très simple, 65% de la population comorienne a moins de 30 ans! Il faut impliquer cette jeunesse dans le destin du pays. Les Comores leur appartiennent en premier car c’est elle qui a l’avenir devant elle. Pour nous, la 50aine passée, nous sommes presque finis. C’est essentiellement pour elle que je m’engage! Il appartient à cette jeunesse de participer pour définir le destin de notre pays. Voilà pourquoi j’ai décidé de créer la JPEC pour que la jeunesse puisse prendre part aux choix, à nos décisions, partager notre vision et surtout influer au sein du parti pour que ensembles nous donnions une chance à notre pays.

 

 Je vais vous faire 2 confidences mon cher Irchad.

Premièrement, je vous annonce que lors des prochaines élections communales, c’est la JPEC qui va conduire nos listes. Elles seront constituées de 95% de jeunes.  Ensuite ce sera la parité intégrale et je m’en tiendrai s’il plait à Dieu.

 

2_MOI: Dans son édition du 07 mars dernier, le journal LeMonde nous livrait une déclaration de M. Laurent Fabius, chef de la diplomatiefrançaise, pour le moins ambiguë. 

 

Il citait «En Droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières. Imaginez un département de France qui demande son indépendance ! Et si cela se généralisait à d'autres Etats ...»  et il renchérissait par..«Tout dépend de la question qui va  être posée. S'il s'agit d'aller vers davantage de décentralisation, d'accord. Mais si, en revanche, c'est une manière de changer les frontières, cela pose problème».

 

Tollé général dans la société civile comorienne ainsi que toute la blogosphère! Deux poids deux mesures entendait-on!?

Coup de théâtre, lors d’une conférence de presse, face à John Kerry, secrétaire d’état américain, le chef de la diplomatie russe M. Serguei Lavrov lâche un pavé dans la mare en déclarant, je cite : «La Crimée est pour la Russie beaucoup plus que les Comores pour la France»

Quelle est votre réaction par rapport à tout cela, surtout à la transposition que tous les comoriens n'ont pas manqué de souligner par rapport à ces évènements majeurs? Le rattachement de la Crimée à la Russie suite au référendum et ces déclarations assez explicites émanant de ces deux personnalités importantes. Comment expliquez-vous le mutisme de toute la classe politique comorienne?

 

 2_FSI: Ecoutez, je ne voudrais pas porter un jugement sur la classe politique comorienne, mais il est vrai que c’est assez étonnant. Quant au gouvernement comorien j’ai été quelque peu choqué par sonsilence. Je pense que c’était une chance extraordinaire pour les Comores de s’appuyer sur les contradictions de la diplomatie française et de la lecture qu’elle fait du droit international.

D’abord, je voudrais opposer ce qu’a dit Fabius à propos des Comores et ce qu’a dit Lavrov au sujet de la Crimée et surtout un ancien premier ministre français en la personne de Michel Rocard. Ce dernier a soutenu depuis une dizaine d’années qu’aux yeux du droit international, l’occupation de Mayotte est illégale !

 

Ceci étant, je pense que notre gouvernement a failli sur toute la ligne. Il aurait dû s’engouffrer dans cette brèche pour tenter de se faire comprendre au niveau  international. Moi, j’ai eu l’occasion de le dire sur les plateaux d’AFRICA-24 lors du dernier sommet UE-Afrique qui s’est tenu dernièrement à Bruxelles. Je n’ai pas manqué de dénoncer les positions françaises et de l’Europe. Cette hypocrisie inacceptable ! Je pense que l’Europe ne peut plus donner des leçons à la Russie.

 

Aux yeux du droit, la Russie viole la règle, la norme internationale comme la France l’a violée depuis 1976 jusqu’à nos jours. Savez-vous que le référendum de 1976 était postérieur à l’admission des Comores « 4 ILES » à l’ONU comme Etat, comme une nation, comme un pays. Donc l’argument de L. Fabius ne tient pas puisqu’aujourd’hui les Comores sont reconnus en tant que tels et c’est la raison pour laquelle tant de résolutions des nations unis condamnent la France. Pour moi, la Russie viole le droit international au même titre que la France s’agissant du cas de l’ile comorienne de Mayotte. Pour ce qui est du silence des dirigeants comoriens, je me demande vraiment si c’est l’invitation du 14 juillet ou la dernière réunion du COI visant à intégrer Mayotte dans cette commission. Mais si tel était le cas, si Mayotte venait à être intégrée comme entité à la COI, les COMORES devraient immédiatement la quitter! 

 

 

3_MOI: Lorsque vous étiez ministre en charge des relations extérieures sous la mandature de l’ex-président Sambi, vous avez été celui qui a signé les fameux accords de défenses nous liant à la France. Accords signés avec Hervé Morin ancien ministre de la défense sous Sarkozy, alors que nous le savons tous qu'en parallèle et en coulisse se tramait le processus ayant conduit dans un premier temps à la départementalisation de Mayotte puis aujourd'hui à sa rupéisation. 

Ne vous sentez-vous pas responsable de l’échec de nos relations bilatérales avec l’ancienne puissance coloniale, au même titre que toute la classe politique comorienne depuis l’indépendance? Et quelle est la place des maorais dans votre approche ?

 

3_FSI: Alors, je voudrais d’abord apporter une légère précision, mon cher Irchad, les dits accords de défenses concernaient les deux ministères de défense concernés. Le département comorien et son homologue français. Ces fameux accords ont été négociés, rédigés, préparés par le ministre de la défense de l’époque, mon ami et collègue Mohamed Bacar Dossar ainsi que l’ancien chef d’état major qui était en exercice à savoir le général Salimou.

 

Quand je suis devenu ministre, j’ai été mandaté en conseil des ministres pour aller signer ces accords. Je ne suis nullement concerné et ces accords ne concernaient nullement mon ministère, comme les accords monétaires ne concernent pas le ministère de l’éducation nationale.

Les accords monétaires sont en charge du ministre des finances, j’imagine que vous le savez bien ! J’ai été uniquement mandaté pour des raisons de commodité pour aller signer. Maintenant ce qu’il faut savoir, les accords dont il est question aujourd’hui sont meilleurs que ceux datant de 1978. Ceux de 78 étaient extrêmement dangereux  parce qu’en son sein, il était inséré des clauses secrètes qui autorisaient certaines pratiques. Je vous donne un exemple, ils ont permis que l’ancien président Dhojar soit enlevé puis « déporté » sur l’ile de La Réunion. Voyez-vous ? Bien que ce n’était pas l’initiateur de ces accords, je reste solidaire au gouvernement pour lequel j’étais membre.

 

Nous nous devons un devoir de vérité cher Irchad. Il faut savoir que les Comores et la France sont liés. Nous sommes liés par plusieurs accords. Les accords de défenses mais également par les accords monétaires. Il faudra qu’on se le dise et qu’on arrête de tricher avec les comoriens.

 

Voulons-nous avoir des relations avec la France ? Oui ou Non !

 

Si oui, nous devons accepter de coopérer avec elle. Mais en acceptant de le faire ça ne doit pas nous enlever l’obligation de défendre nos intérêts comme la France sait si bien le faire pour ce qui est dela défense des siens. Ou alors, il y’a l’autre option. Nous ne voulons pas de la France, mais dans ce cas là, qu’on rompt nos relations avec elle, qu’on quitte la zone franc et qu’on trouve les moyens ailleurs ! Avons-nous les moyens d’assumer cette décision ? Je reste pragmatique car ceci ne doit pasrelever de l’improvisation.

 

4_MOI : Lors de la dernière tournée française de l'ex-président Sambi pour le lancementde son parti le Juwa, vous avez été aperçu sur l’estrade aux cotés des barons de ce partis et je vous avoue que nous sommes nombreux à nous être posé la question si le PEC s'était dissous et absorbé par celui-ci au même titre que les autres partis communément appelé sambistes comme le PCP de Sounhadj, le PRD de Ahmed Djaffar ou même celui de Sidi ? Et si Sambi se déclarait candidat pour 2016, le serez-vous aussi ou pas?

 

4_FSI :Vous savez M. Irchad, je suis un homme loyal. Je ne serai jamais ingrat. Il y’a eu un rapprochement politique avec l’ancien président Sambi mais nos rapports sont et reste politiques. J’ai servi et ai été très heureux de servir le président Sambi. C’est une très belle expérience de travailler à ses côtés. Sambi est un homme d’Etat, un homme pour qui je voue un profond respect. Maintenant, j’ai crée un parti politique depuis 5 ans, nous avons donné une vision des Comores d’aujourd’hui et de demain. Nous avons fait le livre blanc, et je suis sûr qu’en tant qu’observateur avisé vous ne l’ignorez pas, nous l’avons publié, et j’estime que nous avons une petite avance par rapport au nouveau parti Juwa.

Maintenant, rien n’est exclu, tout est possible. En politique, toutes les options sont autorisées. Une alliance, une fusion, tout est possible ! Ma position n’est pas encore arrêtée.  Donnons du temps eu temps, laissons l’avenir nous guider.

 

Moi : Mais en 2016, servez vous candidat ou pas ?

 

FSI : Je ne sais pas ! D’abord .. euh .. pour le moment, je ne suis candidat à rien. Je suis candidat aux idées. Je me porte candidat pour contribuer à la réflexion et aux idées. Vous savez on n’est pas obligé d’être au pouvoir ou au gouvernement pour apporter dans le débat d’idées dans le but de faire améliorer les choses.

 

MOI : Merci M. le Ministre.

FSI : C’est moi qui vous remercie

    

Irchad Abdallah

Comores: Conseil des ministres de la Coi

Publié le 11/04/2014 à 17:52 par dafinemkomori

 

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 Le retour de Madagascar à la normalité institutionnelle a dominé la cérémonie d’ouverture

 


Les travaux du 29e conseil des ministres des Affaires étrangères de la Commission de l’Océan indien (Coi) ont été ouverts hier, jeudi 10 avril à l’hôtel Itsandra Beach, en présence des délégations des cinq des Etats membres de l’organisation de la sous-région Indianocéanie, d’autorités nationales, de représentants d’organisations régionales et d’anciens secrétaires généraux de la Coi, entre autres.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous l’ombre du rétablissement de la situation institutionnelle à Madagascar. Tous les intervenants ont salué l’air de stabilité qui souffle dans la Grande île, depuis les élections présidentielles de décembre dernier, et ont félicité tous les acteurs qui ont participé au processus de démocratisation de Madagascar.

Le secrétaire général de la Coi a exprimé sa satisfaction de l’implication de l’organisation à la résolution de la crise malgache et a annoncé que l’ordre du jour du conseil des ministres a retenu le point d’une organisation d’une conférence des bailleurs pour le redressement de Madagascar.

Tout en saluant le dispositif organisationnel de ce 29e conseil des ministres, Jean Claude de l’Estrac a insisté sur la consolidation des acquis de l’organisation en matière d’apport au développement des Etats. Il parlait, notamment, de la cinquantaine de fiches de projets soumis pour appréciation aux représentants des Etats, dans le cadre de la réunion des Opl de la Coi.

Le secrétaire général n’a pas manqué de faire, à cette occasion, un inventaire des différents domaines d’intervention de la Coi, notamment l’environnement, la pêche, la santé, la sécurité alimentaire… Il a longuement insisté sur la triple nécessité de l’implication des Etats pour le développement de la connectivité régionale: la desserte aérienne, le transport maritime par cabotage et la connexion numérique entre les îles. Le secteur privé ne doit pas être en reste pour la réussite de ces projets.

Jean Claude de l’Estrac a évoqué également les préoccupations de la Coi pour le développement durable, le tourisme mais aussi ses interventions en cas de catastrophes dans les Etats membres. Le premier administrateur de la région, indiquant que le la Coi dispose d’un budget de 23 millions d’euros pour l’exercice de 2014, a salué l’appui des partenaires de l’organisation, dont l’Union européenne et l’Agence française de développement.

Le ministre comorien des Relations extérieures, et président en exercice du conseil de la Coi, a insisté, dans son discours, sur la solidarité pour vaincre l’isolement de l’insularité. El-Anrif Saïd Hassane a souligné que la présidence comorienne s’était beaucoup investi pour la stabilité politique dans la région et s’est félicité de la démocratisation de la vie politique de Madagascar sous son mandat. Il a aussi salué la disponibilité manifestée par des pays et organisations partenaires à accompagner l’organisation.

Enfin, il a rendu un vibrant hommage au secrétaire général de la Coi pour les efforts déployés afin de porter haut et en dehors des frontières les valeurs de l’Indianocéanie.

La représentante de Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangère, Claudine Ledoux, a souligné le contexte spécial de la tenue de ce 29e conseil des ministres appelé à préparer le quatrième sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Coi.

L’ambassadrice de la France dans l’Océan indien a affirmé que le président François Hollande a déjà répondu favorablement à l’invitation de son homologue comorien, le président Ikililou Dhoinine, de participation à la rencontre de juillet prochain à Moroni.

Le chef de la diplomatie malgache, Andriatiana Jacques, s’est largement étalé sur le parachèvement du processus de résolution de la crise politique et institutionnelle que connaissait la Grande île. Il a ainsi exprimé la volonté de Madagascar d’intégrer la dynamique de développement de la région, notamment à travers la promotion de la sécurité alimentaire.

Jean Paul Adam, le patron de la diplomatie seychelloise, a tenu à encourager l’amitié réunissant les Etats de la Coi et qui a fait ses preuves par la stabilisation du cadre politique et institutionnel de Madagascar. Il n’a pas omis d’évoquer les défis majeurs auxquels l’organisation fait face, notamment les menaces des pirates.

Le ministre des Affaires étrangères de la République de Maurice, qui a rattrapé in extremis le déroulement de la cérémonie pour retard d’avion, s’est aussi félicité du retour de Madagascar à la vie politique et institutionnelle normale. Arvin Boolell a surtout interpellé la communauté indianocéanique les défis à surmonter, notamment la piraterie grandissante dans la zone.

Il est à souligner que les travaux du conseil des ministres reprendront ce matin et dureront toute la journée à Itsandra Beach.

Compte rendu de Mohamed Soilihi -Alwatwan


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